Fuyez la comptabilité réalisée à partir de votre compte bancaire

27/02/2019

Vous êtes consultant, artisan, prestataire de services ou commerçant ? Vous êtes tenté d'opter pour la gestion de votre comptabilité au travers d’applications/logiciels intégrant les lignes de votre relevé bancaire ? Le prix attractif, la simplicité (supposée) d’utilisation, et les graphiques colorés vous font de l’œil ? Halte là ! Et analysons cela ensemble. En effet, ce mode de gestion de la comptabilité s’appelle de la comptabilité de trésorerie et ne s’avère généralement pas le plus adapté à votre activité.

 

Pourquoi éviter la comptabilité produite à partir du relevé bancaire ?

La comptabilité réalisée à partir du relevé bancaire repose sur ce qu’on appelle de la comptabilité de trésorerie. En résumé, sont enregistrées en comptabilité que les recettes et les dépenses enregistrées en banque. Le principe est simple de prime abord : un logiciel ou une application reprend les lignes du relevé bancaire et l’entrepreneur vient affecter chaque ligne à un type de dépense ou de recette.

La vraie limite à ce type de traitement de la comptabilité – même s’il est tout à fait légal (sous certains seuils) – tient au fait qu’il ne comprend pas de comptabilité auxiliaire (comprenez par là que les comptes « tiers », c’est-à-dire les clients et les fournisseurs, ne sont pas enregistrés). Cela signifie qu’en comptabilité de trésorerie, il ne sera pas lisible que 2 sommes encaissées peuvent provenir d’un même client, la 1ère étant l’acompte, la seconde étant le solde. En d’autres termes, ce mode de gestion de la comptabilité, de par le nombre de données moindre qu’il contient, ne permet pas de faire des projections et de bénéficier de conseils tout au long de l’année.

D’autres limites à la comptabilité de trésorerie existent. Tout d’abord, ce mode opératoire implique que ce soit l’entrepreneur qui qualifie comptablement chaque ligne. Outre le temps passé à faire l'affectation, il s’avère que la tâche n’est pas toujours aussi évidente qu’il n’y parait pour un « non comptable ». Par exemple, savez-vous spontanément quand vous devez qualifier un repas au restaurant de « frais de mission » ou de « frais de réception » ? De même l’achat de mobilier sera-t-il qualifié en charges, petits équipements ou immobilisations biens durables ? La bonne réponse étant « ça dépend », nous comprenons tout de suite la limite du procédé. En résumé, la comptabilité de trésorerie séduit à 95% par son prix, quitte à éclipser le temps passé par l’entrepreneur à co-réaliser la comptabilité et à occulter totalement l’aspect conseil/accompagnement dans la prise de décision.

 

Optez pour la comptabilité d’engagement

La comptabilité d’engagement (contrairement à la comptabilité de trésorerie) intègre les tiers (clients et fournisseurs), et permet donc potentiellement l’analyse et par conséquent, le cas échéant, de l’accompagnement et du conseil en ligne.

De plus, la rentabilité d’une entreprise ne s’analyse pas en fonction des dépenses et des recettes inscrites sur un relevé bancaire (comptabilité de trésorerie) mais sur les engagements, c’est-à-dire sur les achats (et non les règlements) et sur les factures (et non les encaissements). En comptabilité d’engagement par exemple, le chiffre d’affaires d’un mois est celui produit et facturé et non celui encaissé.

C’est exactement pour cette raison que Naolink réalise uniquement de la comptabilité d’engagement auprès des consultants, artisans, prestataires de services ou commerçants. C’est aussi pour cela que notre offre intègre 3 RDV dédiés au conseil dans l’année.

En bénéfice lié, ce mode opératoire évite à l’entrepreneur de se métamorphoser en comptable improvisé pour qualifier des lignes de relevés bancaires. En effet, Naolink, place le chef d’entreprise dans la position d’émetteur des documents : c’est Naolink qui réalise seul la comptabilité.

Attention toutefois à ne pas considérer cet article comme un procès en bonne et due forme de la comptabilité de trésorerie. Celle-ci sera par exemple parfaitement adaptée à certaines professions libérales par exemple, et ce sujet pourra faire l’objet d’un prochain article. En attendant, pour en savoir plus n’hésitez pas à consulter cette page de notre site web.

 

Actualité rédigée par Ronan CUNY, co-fondateur de Naolink

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